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Doucement, mais pas insensiblement, le regard sur les "anciennes" évolue. Ce qui est inévitable, mais ne condamne absolument pas la collection. Mais, en revanche, lui dessine un futur différent.
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- KELEREPUS -
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- KELEREPUS, 14 juin 2026. Les montagnes de souvenirs qui ont nourri une puissante admiration pour les automobiles d'hier ne sont pas nées par hasard. D'une voiture qui, au confluent des années 1950-1960, commençait à se propager dans l'équipement des ménages, à celles que tout le monde -ou presque- possède désormais, les époques se suivent sans se ressembler. Une proportion considérable des élans envers les véhicules sont en effet indissociables non seulement de cette progression sociale ressentie par ceux qui en devenaient propriétaires, mais aussi des grands moments de vie, familiale notamment, dans lesquels elle prenait place. De plus, au cours de trois à quatre décennies, cette "marche en avant" s'accomplissait avec des modèles de plus en plus performants, confortables, spacieux. Les départs vers des lieux de vacances, que les conditions générales de vie, baignées dans la croissance heureuse d'alors, sont en bonne place dans de nombreuses évocations. Au point de donner envie à des associations et groupes de passionnés d'aller jusqu'à faire revivre les insupportables bouchons que l'Hexagone subissait, pas toujours dans une franche bonne humeur.
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Il reste que les souvenirs s'émoussent avec le temps, et que les générations qui se les "dégustaient" laissent chaque année un peu plus la place à des tranches de population plus jeunes. Qui n'ont donc pas les mêmes souvenirs, puisque n'ayant pas vécu les mêmes passés, ces moments où, finalement, en embuscade derrière les petites citadines ou les bonnes routières, c'est une jeunesse qui s'enfuit que beaucoup retrouvent. Les groupes sur les réseaux sociaux suffisent à s'en convaincre. "Nous partions à cinq dans une 4CV...".... "Mon père avait choisi ce modèle pour tracter la caravane..."... "Nous démontions les banquettes pour un pique-nique à l'ombre d'une clairière proche de la nationale"... Du reste, notre administration n'a-t-elle pas choisi de stupidement supprimer ses nationales...?* Attention, cette transition est "pile poil" en passe de devenir franchement -et de plus en plus- d'actualité. Les chiffres parlent. La première vague du baby-boom qui a largement alimenté croissance et prolifération des biens d'équipement -auto, frigo, TV, salle de bain, et même une pièce en plus dans la taille du logement "moyen"- est apparue en 1947. Ajoutez 80 printemps, et voilà le millésime 2027...
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Si les générations ayant connu ces pages "glorieuses" de l'auto pour tous s'effacent, (ou vont s'effacer, il n'y a pas d'urgence) les velléités de conserver, collectionner, faire survivre ou revivre ne sont pas en voie de disparition. Au contraire, même. En lieux et places d'un immense et sympathique fourre-tout amouraché de tout ce qui roulait, se développent des intérêts aux motivations plus structurées, plus historiques, techniques, faisant revivre des époques, des atmosphères, des épopées inventives, industrielles, sportives, de styles de vie, etc. Et miracle de cette automobile éternelle, le tout sans faire disparaître les envies non seulement de conserver, mais aussi d'utiliser... Motivant, non...?
* Manœuvre qui, alors que le pays semble souffrir de quelques problèmes de trésorerie, a entraîné le très onéreux et un peu délirant remplacement de tous les panneaux de signalisation, avec un travail -et des salaires- de fonctionnaires- que les contribuables ont payé...!
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