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De "jet privé" à "milliardaire", de milliardaire à "pourris de riches", la distance est vite franchie. Alimentée par une ignorance tenace, et des préjugés dignes d'une courte vue, quand l'idée fausse est installée.

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- KELEREPUS -

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- KELEREPUS, 27 juillet 2026 – Pour certains, c'est du vol, et en même temps, ce n'est certainement pas du vol. Ni même de l'ostentation. À cadence régulière, des commentateurs et donneurs de leçons tranchent. Allant au-delà des envolées condamnant l'avion -en général-, par ignorance, le supposant plus nocif et polluant que d'autres moyens de transport, (au point d'imaginer pour chaque quidam un crédit maxi de quatre ou cinq vols par vie), la réprobation à l'endroit de ce jet n'appartenant pas à un transporteur collectif -une compagnie- est sans appel. Un peu comme pour ces automobiles répondant à la sulfureuse et mal comprise définition de SUV, voilà qui relève surtout du délit de sale genre. L'avion de transport de petites dimensions (il existe notamment une réglementation allant jusqu'à 19 places, mais beaucoup ont des capacités inférieures) est un peu ce qu'est l'automobile par rapport à l'autocar ou le train. Avec quelques avantages simples et limpides. La disponibilité, à -presque- tout moment, l'accès à beaucoup plus de "terrains" que les liaisons par les… compagnies, qui, comme le train, imposent d'aller et d'arriver à une gare ou une aérogare. Contrairement à ce qu'imagine un public peu informé, (voire désinformé à dessein) cet avion dit "privé" présente aussi un sérieux avantage... de coût. D'abord en permettant des trajets strictement délimités entre point de départ et point d'arrivée, ce qui induit un gain de temps, ce temps étant de l'argent. Ensuite, en coût brut, pur et dur. Puisque pour un tel aéronef, le fondement économique n'est pas le tarif d'un billet de train ou d'avion, mais le coût de l'heure de vol. Le parallèle avec l'automobile est simple. L'heure de vol pour 6 ou 8 personnes n'est pas très supérieure de ce que coûte ce même temps dans les airs pour un voyageur unique. Tout comme le coût du kilomètre dans une automobile reste très comparable qu'il soit du conducteur seul à bord ou d'une équipe de 4 ou 5 intervenants se rendant sur le lieu d'une mission professionnelle (ou d'une famille partant en vacances).

Autre facette qui colle à l'épiderme de cet aéronef, le fait d'en posséder un. Grand luxe... "Il a un jet…!" Voire... Si quelques personnes très fortunées sont effectivement propriétaires de leurs propres coucous, une immense proportion de ces véhicules volants sont ceux de groupes (industriels, business divers, etc.) pour leurs dirigeants ou équipes, soit de flottes d'entreprises (comme Netjets) ayant bâti des modèles allant de la location à des formules de propriété partagée, et modifient considérablement la réalité "comptable" de cette aviation privée et de son usage. En outre, cette dernière n'est pas opérée qu'au moyen de "jets" (donc à réaction). D'excellents bimoteurs pressurisés*, comme par exemple la famille des Beechcraft (King, Super King) qui se déplacent vite et haut, au-dessus des zones turbulentes, assurent des voyages rapides, confortables et rentables. Tout comme des monomoteurs, eux aussi pressurisés, rendant de grands services. On peut citer en exemples ceux de la firme helvétique Pilatus (et son célèbre PC12) ou encore les excellents français de la lignée TBM (700 et suivants) créés par la firme Socata, qui a été reprise par Daher, entreprise dont l'histoire remonte à celle de l'historique société Morane-Saulnier, et est à l'heure présente le plus ancien constructeur d'avions au monde.

(Remarquons aussi que l'industrie des appareils destinés à cette aviation dite "de troisième niveau" est très active, donnant du travail à de nombreux salariés. 14.500 personnes sont actives chez Daher, et le groupe français Dassault Aviation -et ses célèbres Falcon- fait partie des firmes les plus en vue dans ce domaine. N'oublions pas qu'outre des milliardaires ou des équipes économes de leur temps, ces avions servent aussi les besoins sanitaires au pied levé, ce dont chacun peut avoir besoin un jour.)

* Des turbopropulseurs, "turbopops" en langage familier, donc avec des hélices. Et pour rassurer ceux que l'hélice effraye, rappelons que celle-ci, à la différence des réacteurs, n'avale jamais d'oiseau...  

 

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Tag(s) : #- À LA UNE..., #- AERIEN, #- Manches et palonniers, #- MERITE REFLEXION, #- TOUT BIEN PESÉ...
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