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La tentative, un peu osée, de liaisons entre les capitales française et allemande tourne court. Pas assez de voyageurs, mais un petit détail surgit à la lumière de cet échec, qui n'est pas sans attirer l'attention sur les mille et une facettes du terme "désenclavement".

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- KELEREPUS -

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- KELEREPUS, 16 novembre 2025… Le charme, un certain romantisme, que de belles notions, mais qui ne font pas, pas toujours... recette. De fait, pour aller de Paris à Berlin, cela prend environ 1h30 et, avec les compagnies aériennes dites "à bas coût" (mais qui en réalité, sont tout simplement à coût réel, étant même parfaitement profitables) ce n'est même pas bien cher. Dès lors, en revenir à la "voiture-lits" ou aux plus rudimentaires couchettes, par le rail, ne répond plus à une nécessité ni de temps disponible, ni d'économie. L'aller-retour très commode dans une seule journée, qui met hors propos l'économie d'une nuit d'hôtel que permettrait le train dans lequel on dort, est devenu hautement possible. Comme le sont d'ailleurs depuis la région francilienne (et pas mal de villes de province) vers la plupart des grandes métropoles d'Europe de l'Ouest. Ainsi, on ne compte plus les voyageurs qui, pour des raisons souvent professionnelles, font ce genre d'aller et retour vers Londres, Copenhague, Munich, Milan, Barcelone, Madrid etc. (D'où la possible nécessité de réfléchir à l'investissement et la pertinence de ces liaisons envisagées et aménagements de lignes en train à grande vitesse en seulement… 6 heures, entre l'ex-Lutèce et la capitale espagnole).

L'aventure du Paris-Berlin avait donc été tentée, mais elle ne survivra pas à l'année en cours. L'annonce de l'arrêt de cette liaison (comme celle vers Vienne) a toutefois déclenché les réactions de personnes regrettant cette décision. Celles qui invoquent les notions avancées ci-dessus, le charme et le romantisme, sont respectables, mais se situent dans le rêve. Il faudrait, terme laconiquement réel, tarifer au juste coût ce charme, et peut-être se retrouver dans des offres comparables, luxe à part éventuellement, aux renaissances de convois historiques, comme l'Orient Express… Il serait toutefois incomplet de ne pas noter ceux qui regrettent la décision et se trouvent sur le parcours. Ont par exemple été mentionnés des voyageurs alsaciens, qui préféreraient sans doute partir de Strasbourg, et ne pas être obligés de se transporter initialement vers un autre point de départ (Roissy CDG, ou un lieu en Allemagne). Une réaction à rapprocher de celles des quasi-spectateurs de ces lignes ferroviaires à grande vitesse qui soudain apparaissent.

La première, chronologiquement, avait mis en lumière cette réalité. Un trajet en deux heures entre Paris et Lyon remplissait de joie Parisiens et Lyonnais, tout en laissant sur le bas-côté, ou plutôt... sur le quai, les citoyens de Dijon, de Chalon-sur-Saône, de Mâcon... Désenclaver les uns en arrive parfois à en enclaver d'autres. La concurrence entre rail et ciel vit ses propres différences, saupoudrées des arguments de la route, capables d'entrer dans le jeu même sur de longues distances, si de surcroît des voyageurs se déplacent à plusieurs, ou avec un peu de matériel lourd et encombrant à emporter en guise de bagages… 

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Tag(s) : #- TRAIN, TRAINS..., #- REGRETS, #- OSER...!, #- ACTUS
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