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Trois quarts de siècle séparent l'accident de la toute récente localisation de l'aéronef au fond de l'océan. Une occasion de revenir sur ces terribles circonstances ayant contribué à sécuriser de mieux en mieux le transport aérien.
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- KELEREPUS -
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- KELEREPUS, 1er août 2026. L'expérience est souvent plus riche des épreuves subies que des succès accomplis. Il faut commencer par ce petit coup de chapeau confraternel au quotidien Ouest-France qui n'a pas laissé "filer" cette info, pourtant bien loin des préoccupations brûlantes -sans jeu de mot- de l'instant. Et pourtant si riche d'enseignements. Le 11 avril 1952, un DC4 de la Pan Am, compagnie aérienne historique aujourd'hui disparue, décollait de Porto-Rico. De l'aéroport de San-Juan (toujours en activité) jusqu'à New-York, le vol aurait duré aux alentours de huit heures. Si, 11 minutes après le décollage, le moteur n°3 n'était pas tombé en panne, provoquant une défaillance plus générale. Pas assez pourtant pour que l'équipage ne parvienne à maîtriser une situation devenant compliquée, jusqu'à tenter et même réussir un amerrissage. Hélas, dans le contact avec les eaux agitées de l'Atlantique Nord, l'arrière du fuselage s'est brisé net. Au lieu de flotter, l'avion s'est alors enfoncé dans les profondeurs marines en seulement quelques minutes. 52 passagers ne purent s'en extraire et périrent noyés. Toutefois, 17 occupants du Douglas furent rescapés, dont 5 membres d'équipage. De cet accident, plusieurs leçons majeures furent tirées, avec des changements pour tous et pour toujours dans les procédures et usages de et à bord des avions. La première de ces évolutions concernera la maintenance des moteurs, dont il a été démontré que celle mise en œuvre sur cet appareil avait été inadaptée et insuffisante. Plus important encore, le fait d'avoir eu quelques rescapés a permis de comprendre, grâce à leurs récits et témoignages, que les victimes l'ont surtout été à cause de la grande panique immédiate et de la très mauvaise -ou quasi inexistante- préparation à des procédures éventuelles de sauvetage. Dont, par exemple, l'accès aux gilets, à la bonne manière de les enfiler, puis de les gonfler. Et mêmes conséquences pour les consignes permettant des évacuations ultra-rapides et sans blocages ou bousculades, donc efficaces. Quiconque a eu l'occasion de voyager par avion a inévitablement bien noté, encore de nos jours et longtemps après ce drame (et d'autres), cette sorte d'héritage dans les instructions que les stewards et hôtesses distillent avant chaque décollage. Et que certains passagers, jouant les habitués blasés, n'observent hélas qu'avec une attention très mesurée, induisant sans en prendre conscience non seulement des risques pris pour eux, mais aussi pour les autres.
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La localisation de l'épave s'est concrétisée en juin 2026, soit 74 ans après l'accident. Elle est due aux recherches, avec l'aide d'un drone sous-marin de haute technicité, menées par la Fondation Air/Sea Heritage*. Le quotidien Ouest-France qui retrace cet épisode n'en occulte nullement l'importance. Pas bien grave si l'illustration qu'il utilise (sourcée "AFP") n'est pas tout à fait celle d'un appareil identique à la version accidentée (notre photo ci-dessus est plus conforme). Cette narration permet de rappeler qu'au delà des impondérables du vol proprement dits, le transport aérien a depuis rencontré une autre menace, celle du terrorisme. La "Pan Am", ou Pan American World Airways, n°1 des transporteurs aériens américains durant des décennies, ne s'est jamais remise des conséquences de l'attentat sur son vol.103, (Londres New-York), explosant dans le ciel de Lockerbie (Ecosse) en 1988...
* La Fondation Air/Sea Heritage se décrit et définit ainsi :" dédiée à l’étude, à l’investigation et à la préservation des reliques, des épaves, des sites et des récits liés à l’aviation et à l’histoire maritime. La fondation mène ou soutient des expéditions de terrain originales et des recherches archivistiques à travers le monde, axées sur la mise en lumière de notre passé nautique et aéronautique. C’est une organisation à but non lucratif certifiée 501(c)(3) par l’IRS et ne possède ni musée ni collection. Les officiers de la Fondation du patrimoine aérien/maritime ne reçoivent aucune compensation financière, agissant en tant que bénévoles au service du bien public et de l’éducation."
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