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L'administration, qui n'en a sûrement "rien à faire" des gens, a cru que numérotation, bornages et balisages n'étaient faits que pour elle. Les automobilistes n'ont qu'à se débrouiller...

 

- KELEREPUS, 18 février 2020. Dans un geste qui se veut d'organisation suite au passage de témoin de l'État aux instances locales, la numérotation des routes est largement passée à la trappe. Cela remonte à quelques années. Résultat, les "routes nationales" n'existent presque plus. "Un sacré foutage de gu.. " estime un observateur qui s’y connaît en la matière… ! On ne voit en effet pas bien pourquoi une collectivité locale aurait besoin d'une numérotation à elle pour savoir où  exactement l'entretien et la réfection des chaussées lui incombent. Le conducteur n'a pas davantage envie de savoir qui, de la nation, de la région, du département, de la commune ou du Saint Esprit finance cet entretien, puisqu'au bout du décompte, c'est bel et bien lui, contribuable, qui fait le chèque. En revanche, pour les usagers, la numérotation était la trame de tout déplacement. Et accessoirement, si l'on peut dire, elle était aussi un indicateur lié à la sécurité. Arriver sur une nationale était synonyme d'engagement sur une route à circulation importante, ce que le code de la route lui-même désigné par la désignation de "route à grande circulation". 

 

Ce restaurant a bien fait de célébrer à sa façon cette condition de route nationale perdue dans les élucubrations de fonctionnaires se moquant allègrement de l'utilité des balisages, pour beaucoup initiés faut-il le rappeler par des entités privées telles que Michelin. Pour les amoureux d'un certain passé, les vacanciers qui se dirigeaient vers les plages de l'Atlantique, avant l'ère de l'autoroute, vivaient sur ces grands axes les bouchons (non lyonnais) tels que celui mémorable de Nogent-le-Rotrou comme de menus sacrifices utiles pour accéder aux rivages enchanteurs.

 

Mais les numérotations nationales (ou départementales) étaient aussi et surtout un moyen de s’orienter, de suivre un parcours. Paris – Côte d’Azur… ? Nationale 7. Paris La Baule ou Pornic (entre autres lieux proches de l’Atlantique), nationale 23. Avec sur chaque axe ses points connus et parfois redoutables. Qui n’a pas, jadis, partagé les désagréables bouchons de Nogent-le-Rotrou… ? Essayer désormais de suivre cette célèbre Nationale 7...! Mission impossible. S'y retrouver n'est pas plus commode. On passe de départementales à départementales avec des numéros à 4 chiffres. Erreurs de trajets à la clé. Ajoutons que, sans vergogne, l'administration a jeté au panier une infrastructure qu'elle n'avait même pas créée. Lorsque l'automobile a pris son essor, ce sont des intervenants privés (Citroën, Michelin...) qui ont établi les bases de cette numérotation, des panneaux indicateurs, du bornage. Démonstration est faite de cette réalité, l'administration n'en a rien à faire des préoccupations des citoyens, lesquels ne conservent qu'un seul droit, payer sans discuter...!

 

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Tag(s) : #- ACTUS, #- AUTO de MAINTENANT, #- AUTOS D'HIER

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