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Un siècle…? Déjà…? Cette légendaire petite berline serait-elle donc si âgée que cela…? Certes non, dans sa réalité opérationnelle. Mais en terme de conception très avancée, et même bien davantage, c'est une autre histoire. Ou plutôt une autre "Histoire"…!

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- KELEREPUS -

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- KELEREPUS, 25 novembre 2025… On ne voit pas le temps passer. La preuve. Cette illustration est extraite du numéro "Spécial Salon 74", (bien sûr 19...74), que le magazine L'Auto-Journal a publié au mois de septembre de cette année. Dans ses pages, figurent des modèles qui seront quelques semaines plus tard parmi les vedettes du Salon de l'Auto de et à Paris (l'organisateur n'a pas encore été piqué par la mouche du "Mondial"). Ce sont donc tous, selon la règle administrative en vigueur à cette époque, des "Années-modèles 1975". Et donc, proposés à la clientèle il y a pile 50 ans. Les natifs de cette assez belle époque sont quinquagénaires, et s'ils s'en souviennent, ils frôlent même les 60 bougies. S'ils font aujourd'hui l'acquisition d'un véhicule de cette génération, leur droit au statut de véhicule de collection est sans aucune contestation applicable*. Mais déjà, cette auto d'outre Rhin devenue une réussite universelle a un certain passé. Et même un passé certain, puisque tout le monde sait que, sous les directives d'un chancelier se préparant à engager le plus terrible des conflits que la planète ait connu, Ferdinand Porsche avait concrétisé avant guerre la réalisation de cette automobile baptisée "voiture du peuple". Pourtant, comme rythmée par un étrange métronome, l'idée très aboutie de ce véhicule était, déjà, une réalité "conceptuelle", 50 ans avant que ne s'ouvrent les portes de ce Salon de l'Auto 1974, avec sous les projecteurs tous ces modèles millésimés 75.

C'est ce que démontre le croquis ci-dessus, sans doute déjà connu de nombreux passionnés d'histoire et d'automobile, mais que d'autres vont peut-être découvrir dans le sillage de cette évocation style anniversaire. Ce projet très précis est dû à un ingénieur Austro-Hongrois, Barenyi Bela, (un inventeur de son époque parmi les plus créatifs, dont l’œuvre fut considérable). Après avoir été publié en 1925, (notamment dans une publication française), le projet a bel et bien été exploité par divers intervenants, dans un petit cheminement avant que Ferdinand Porsche n'en soit très concrètement investi, l'ayant mis sur sa table de travail et dans ses ateliers, quelques années avant les premières hostilités. (Le projet lui est confié en 1934, l'édification de l'usine amorcée en 1938). Comme le montre ce croquis fort précis, il ne manque pratiquement rien de ce que va plus tard devenir la Cox… La silhouette, la motorisation arrière, les dimensions, bref, un ensemble qui permet d'affirmer qu'il s'agit bel et bien du concept de ce véhicule, dont fin 1974, l'Auto-Journal souligne qu'avec presque 19 millions de modèles déjà vendus à cette époque, il détient le record de l'industrie automobile.

Pour le millésime 1975, la 1200 constitue l'entrée de gamme, la berline 2 portes standard étant proposée à 10.650 francs d'alors. Une 1303, plus huppée, est tarifée 14.390 francs en version luxe, tandis que la 1303-LS, cabriolet, exige un chèque de 21.760 francs. Au même catalogue, figure aussi le "tout terrain de loisirs" 181 (photo), également sous une étiquette à 21.760 francs. Mais à Wolfsburg, il y a un demi-siècle, le loup est déjà entré dans la bergerie… La Golf est là, (prix non fixé dans la publication citée) et, curiosité que peut-être un psychanalyste aidera un jour à dévoiler les symptômes (souvent déjà évoqués) à l’origine du choix ayant consisté à placer dans cette même gamme le coupé Porsche-914, sous la marque VW-Porsche. Peur prémonitoire d'une chasse aux supposés ultra-riches.?

Au fait, en ce millésime estampillé 1975, quels étaient les concurrents en entrées de gamme.? Fidèle à ce qui ne demande qu'à devenir une -autre- légende, la 2CV Citroën vaut 9.500.F. C'est la plus "low-cost" des pas chères. Il faut explorer la gamme italienne de Fiat pour alourdir très légèrement la dépense, avec la 126 proposée à 9.675.F. La Régie (Renault), qui avait contre-attaqué avec une "R3" que les mémoires n'auront pas retenue, aligne sa 4L vantée "Luxe" à 9.980.F. Chez SIMCA, ou "Société Industrielle de Mécanique et de Carrosserie Automobile", on tape dans le 1000, et même le (et "la") 1000-LS à 10.400.F. Un tout petit peu au dessus, une autre légende, toujours vaillante en collection, 50 ans plus tard, la Mini, tarifée 10.290.F. Dans l'industrie, on sent bien que, même petite, lune automobile n'a surtout pas, pour de basses raisons d'étiquette (de prix), à oublier le côté charme. Ainsi, Renault, tout en restant dans l'abordable, avance à 12.400.F sa R5L... Même pas chères, les automobiles pour le commun des consommateurs est cependant bien inscrite dans le registre de ce qui est coûteux. Et pas seulement à cause du prix du carburant, parti dans les cieux suite à la toute récente crise du pétrole. Rue de Rivoli (Bercy ne sera construit que plus tard), on n'a pas hésité à coller le qualificatif de "luxueux" à toute auto, serait-elle la moins chère du marché. Pour ce faire, la TVA lui est appliquée selon le taux du vrai luxe, 33,33.% (de 1970 à 1987). Dans le chèque de 165.500.F signé par ce probable "salaud de riche", acheteur d'une Silver Shadow Rolls-Royce, est donc incluse une TVA équivalant à la valeur de 5,8 des ces 2CV Citroën. La fiscalomanie aigue, pathologie chronique typiquement hexagonale, date bien d'une éternité plus que légendaire...

* Sous réserve de répondre aux critères -très pertinents- de la formalité telle qu'en vigueur aujourd'hui.

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