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La toujours mystérieuse Traction "22" et la parfois problématique SM, à deux époques extrêmement éloignées, ont peut-être obéré les chances de la firme française d'entrer dans le véritable cercle du "prestige" européen, et même mondial.
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- KELEREPUS -
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- KEKEREPUS, 30 octobre 2026. Merci de bien vouloir d'abord lire la suite avant de protester, ou même de vous emporter…! Pour certains lecteurs, voici en effet ce qu'ils ne manqueraient pas de vite, trop vite, qualifier d'affirmation à la fois idiote, plutôt "culottée", et pourquoi pas, fausse. Non, ceci n'est qu'une simple et ponctuelle vision, sous une perspective seulement industrielle. Il est d'ailleurs possible de dire les choses autrement, non sans une petite pointe de regret. Si la 22 et la SM, chacune à leur époque, avaient été de réels et brillants succès, la firme d'André Citroën se serait alors probablement hissée dans la famille des hauts de gammes, comme quelques célèbres constructeurs allemands -pour ne rester que sur le sol européen-, un segment de marché qui a l'avantage d'être fort bénéficiaire, "profitable" disent les gestionnaires, ceux qui ne perdent jamais de vue que toute aventure industrielle ne peut survivre qu'en ayant des bilans positifs. Cependant, l'histoire et l'actualité rappellent aussi que les échecs, les ratés, font intégralement partie "du jeu". On en trouve dans le parcours de toutes les firmes, heureusement effacés par des suites couronnées de succès*. Les deux automobiles évoquées ici sont cependant, force est de l'admettre, des signes que même au cœur de l'univers des chevrons, aller plus haut, monter en gamme, n'était pas qu'une idée en l'air.
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Survitaminée…! Il se trouve que la 22 fait de temps à autres des retours narratifs, dans les gazettes et certains réseaux interactifs, comme dans un sujet encore presque récent paru dans l'excellent hebdomadaire "La Vie de l'Auto". Evolution de la célèbre Traction, elle était apparue d'une manière assez fugitive au Salon de l'Auto de Paris, en 1934. Bien des choses ont été dites et écrites au cours des plus de 90 ans qui se sont écoulés depuis cette initiative. On a ainsi parlé d'un exemplaire sans moteur (capot verrouillé) sur le stand du constructeur, d'un moteur V8 d'origine américaine, et même d'un possible accident mortel avec un démonstrateur et un client potentiel. Des quantités de précisions ne manqueront pas de venir étayer, contredire ou rectifier ces éléments. (Pour ceux qui seraient heureux d'en savoir plus sur cette éphémère apparition dans l'univers de Javel, un ouvrage aborde fort bien le sujet. Intitulé tout simplement "La Traction", (Ed. Balland) les auteurs, Jacques Borgé et Nicolas Viasnoff, y évoquent cette palpitante et courte histoire.)
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Avec la SM, l'aventure est plus récente. Et elle a eu un destin plus abouti, puisque des automobiles ont été fabriquées, vendues, utilisées, et qu'elles sont à présent, pour certaines, aux mains de collectionneurs méticuleux, passionnés et admiratifs. On la voit sur le cliché ci-dessus dans une livrée "sport et aventure", correspondant finalement fort parfaitement à ce qu'elle fut. Il reste que sur un plan industriel et commercial, cette belle auto a quand même été un échec, l'absence de toute suite en est la démonstration. Balayons une fois de plus l'argument très contestable d'une arrivée sur le marché à un mauvais moment, celui de la crise du pétrole des années 73-76, et d'une montée en flèche des tarifs à la pompe -déjà...!- qui aurait rendu le haut de gamme invendable. Éléments qui n'ont pas empêché d'autres constructeurs, dont BMW, Audi, Mercedes, Jaguar et quelques autres, de développer d'une manière importante leur implantation dans l'Hexagone. Passons sur les soucis de la mécanique Maserati ayant altéré les satisfactions sur une partie de la production, le comportement pas réellement apprécié de tous d'une direction dite "à rappel asservi" (DIRAVI), mais retenons peut-être ces impressions entendues de-ci de-là à propos d'une sorte de routière confortable mais perfectible et d'une sportive qui ne l'était pas totalement. Toutefois et de l'avis général, une voiture quand même sensationnellement exceptionnelle…
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Sans vouloir retourner un quelconque couteau dans une plaie éventuelle, ces deux mésaventures sont à rapprocher d'un succès finalement jamais abouti par les constructeurs français dans le haut de gamme, le vrai. Il n'y a en effet pas eu, et il n'y a toujours pas, hélas, battant pavillon bleu-blanc-rouge, ces très hauts sommets des hiérarchies britanniques, allemandes, italiennes, qui ont sillonné les beaux quartiers, de Neuilly à Monaco, de Californie au Japon… Sans oublier les collectionneurs très assidus sur leur quêtes de modèles inoubliables, pour les conserver comme pour les utiliser. Et désormais, en observant l'évolution du monde de l'automobile -important, le mot "monde"- et dans des bouleversements qui mettent les marchés sous tension (y compris électrique), il semble qu'il soit dédormais bien tard...
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* Echecs...! Il y a quelques années, toute l'industrie (mondiale) du téléviseur s'est lourdement "ramassée" avec sa tentative d'imposer la 3D. En France, l'aéronautique s'est illustrée par le formidable et très coûteux fiasco de son "merveilleux" supersonique Concorde, hélas 100% inutilisable et donc invendable (et d'ailleurs jamais vendu). Qui se souvient qu'Apple, qui aligne les performances les plus spectaculaires dans son domaine, depuis désormais plus d'un demi-siècle, s'est d'abord quelque peu "planté" avec son ordinateur "Lisa", le vrai précurseur du Mac, et quelques années plus tard avec Newton, extraordinaire petit appareil dans lequel on pouvait voir l'émergence d'un probable et futur smartphone. ..? Avant l'heure, ce n'est pas l'heure.
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