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Il y a sans doute matière à s'inquiéter à propos de la perspective que soulève un futur parc d'automobiles en matière d'équipements pour faire le plein. Le problème n'est-il envisagé que par le petit bout de la lorgnette.?

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- KELEREPUS, 5 octobre 2022. "Pas assez de bornes, pas assez de bornes"... Pour être juste, cette remarque si souvent entendue est l'objet d'une simplification excessive. L'insuffisance relevée alors que peu d'autos "wattées" ont pour le moment été mises en circulation est inquiétant. Le passage progressif des carburants faciles (et fossiles) à cette corde à virer le vent vers laquelle tout un univers s'est embarqué juste pour (bien mal) satisfaire une tendance écologique, risque d'être beaucoup plus complexe que prévu. Car même si "d'énormes progrès", selon l'expression consacrée, seront au fil du temps probablement réalisés, l'électricité ne semble pas promise pour le moyen terme à une autre formule que celle des recharges sur de longs moments. Finie la pompe, la caisse et on repart. Il va donc falloir imaginer des stations-service totalement repensées. D'abord, disposant de collections nourries de pompes, plantées en files indiennes (un peu comme des arbustes chez un pépiniériste), avec les voies d'accès (béton, bitume, est-ce bien écolo, tout ça...?) histoire de pouvoir répondre à la demande de véhicules multiples (mais combien à la fois..?). Il sera aussi impératif de les doter d'espaces d'accueil, pour attendre, si possible confortablement, 30, 60, 90 minutes (avec signal pour la fin de remplissage). Ceci sans pour autant supprimer les pompes classiques, car le parc diesel-essence ne va pas disparaître en un jour. De surcroît, il faudrait aussi tenir compte d'une proportion nécessairement significative d'utilisateurs qui se doteront de bornes de recharge chez eux. Ce qui sera commode dans l'habitat individuel (pavillons...) mais plus délicat dans le collectif. (On imagine le casse-tête de la gestion des places dans les parkings en sous-sols, avec des prises à affecter à des appartements, et toutes les variantes possibles, non motorisés, avec un ou plusieurs véhicules, etc.). Dans l'hypothèse d'une migration vers un parc tout électrique, les étapes de la transition promettent des moments croustillants. Sans oublier la grogne qui risque de servir de cerise sur ce gâteau : l'Etat, qui collecte grâce aux ventes de carburants un joli pactole de plusieurs dizaines de milliards d'euros (36 milliards en 2018, avant les turbulences rencontrées depuis, sans doute plus proche de 50 milliards à l'heure actuelle) sera inévitablement conduit à reporter ces recettes sur les tarifs de l'électricité roulante. Rarement l'automobile s'est engagée sur un chemin comportant autant d'embuches...

 

Tag(s) : #- ACTUS, #- AUTO de MAINTENANT
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