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L'effervescence sur les nouvelles mobilités se traduit par l'émergence de mille et une créations destinées aux déplacements. Qu'en restera-t-il dans quelques années ou décennies...?

 

- KELEREPUS. 20 septembre 2019. Le présent n'est-il que la fin du passé ou déjà le début du futur…? Qu'on le veuille ou non, notre époque d'intense numérisation et de connexion à tout va est aussi très fertile pour les imaginations. Sous le vocable quotidiennement surexploité de "mobilités", se rangent beaucoup de choses, dont l'automobile (électrique), le vélo (électrique), la trottinette (électrique) et d'autres engins qui ne demandent qu'à rouler tout en se faisant un peu de la circulation dans les avenues ce qu'était  la prose de Monsieur Jourdain.

 

Tous dans le progrès...? Pas si sûr. Par exemple, avoir doté nos facteurs de vélos électriques est à la fois un joli cadeau (y compris aux entreprises qui produisent ces onéreux deux roues et aux machines à subventionner), mais sur le plan de la santé, cela se discute. Car depuis la nuit des temps, les préposés à la distribution du courrier pédalaient tous temps tout en étant rémunérés pour cela, quand les autres quidams devaient casser un peu de leur tirelire pour faire du cardio-training à la salle de sport la plus proche et s'offrir un beau VTT pour rouler le dimanche matin. Quant à l'énergie, c'est aujourd'hui un refrain archi faux, car pour être utilisée, l'électricité doit être produite, forcément à partir de sources autres, fossiles, nucléaires etc. Le défi du tout électrique semble être très largement sous-estimé par bien des supposés experts. Ces orientations créatives qui se veulent dans un sillage écolo bien-pensant flirtent avec ces fausses nouvelles vigoureusement pourchassées. Mais en revanche, qu'on nous pardonne cette dérive, quelle moisson pour les collectionneurs...!

 

Car tous ces joujoux lithiumionisés qui roulent, se tiennent seuls à l'équilibre et bougent en quasi silence dans le sens d'un utilisateur bien penchant, ne vivront peut-être pas aussi longtemps que leurs promoteurs l'espèrent. Pour une simple et première raison, certains ne boucleront peut-être pas aussi bien qu'espéré leurs équilibres financiers, et à défaut, risquent surtout de vite boucler serré leurs ceintures. Au royaume des jeunes pousses, on parle beaucoup des licornes, mais on en voit peu. La variété des formules imaginées est grande, et dans l'innovation comme dans la nature, les espèces tendent à se combattre, les unes dévorant les autres pour survivre. En outre, contrairement à ce que l'on pourrait déduire de l'emballement bien réel, les débouchés sont très probablement assez restreints*.

 

L'heure est donc venue de bien observer. Sans se précipiter. Acheter ces objets pour l'heure vendus fort cher n'est pas à coup sûr la bonne stratégie. Mieux vaut les suivre à la trace, et attendre le moment propice, celui où les cours seront au plus bas, voire les liquidations. Car soit les ustensiles imaginés et lancés deviennent très populaires, et leur coût sera modéré, soit ils végètent avant un possible chant du cygne, et ils ne vaudront plus grand-chose. Cruel...? Que personne ne soit hypocrite...! Les collectionneurs se divisent en deux catégories. Les premiers, plutôt à l'aise dans leur bas de laine, claquent leurs inépuisables économies dans des endroits où souffle un vent aux senteurs venues de la place Vendôme. Les seconds, qui avancent à pas "comptés", c'est le mot, sont bien obligés de calculer leurs moments et leurs coûts, coûts sages et parfois quand même, coûts de folie. Mais mieux vaut être emporté par une passion que de laisser celle-ci s'emporter par l'indifférence.

 

Alors, épions. Sans négliger quelques précautions. Ainsi, n'oubliez pas les batteries...! C'est impératif pour qui envisage de léguer à sa descendance une petite collection de ces engins du début du second millénaire et veulent les conserver fonctionnels. Certes, le Lithium-ion a un côté standard, mais les fabricants, malins jusqu'à savoir que l'on gagne plus avec les consommables qu'avec les produits de base, ont tendance à mettre du classique dans de la cartouche qui ne va surtout dans rien d'autre. Captif, l'utilisateur...! Il ne faut pas davantage balancer dans le premier bac de récupération le smartphone et l'OS qui permettent l'utilisation connectée du mobile à une ou plusieurs roues, prolongement indispensable. Voilà pour l'essentiel. Pour le reste, c'est du classique. On acquiert, on s'assure du fonctionnement ou on le remet à niveau au plus vite (plus tard, cela peut devenir plus compliqué) et les pièces collectionnées feront un jour le plus bel effet aux côtés de quelques Vespa, Lambretta, Vélosolex, Mobylettes bleues, vélocipèdes, triporteurs, etc...

 

* En général orientés vers les circulations urbaines, ces nouveaux équipements mobiles viennent en concurrence frontale avec des moyens largement utilisés. A Paris, par exemple, sur un peu plus de 2 millions d'habitants intra-muros, 10% environ sont dotés d'automobiles, mais les utilisent peu. En revanche, les autobus, le métro, les taxis et assimilés connectés (Uber) côtoient l'univers "autolob et vélib", qui ne vit pas très sereinement, et les bicyclettes, les scooters, les motos, auxquels sont venus se joindre les trottinettes et quelques innovations de même génération. En bref, "avant", tout le monde parvenait déjà à se déplacer, et pas forcément en consommant du pétrole. Les "mobilités urbaines" cherchent donc davantage à alimenter des évolutions d'habitudes qu'à répondre à une attente. D'où une taille de marché très incertaine, avec pour menace en forme de promesse, des transports en commun plus disponibles et nettement améliorés, plus confortables, mieux sécurisés, ce qui est inclus dans les projets de nombreuses municipalités (il est vrai, en période pré-électorale…)

 

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Tag(s) : #- ACTUS, #- C'est chaud...

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