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Jouer de la musique semble, sur notre sol, de plus en plus réservé à "ceux qui savent". Ce loisir paraît en effet bien plus compliqué depuis l'arrivée de l'électronique et du numérique, là où au contraire, la simplification est sans limite…

- KELEREPUS, janvier 2019. Guitare, harmonica, piano, accordéon, pas de souci. L'utilisation est sans complexité… technique. Et de nombreux amateurs n'hésitent pas à s'offrir certains de ces instruments sans pour autant avoir la moindre connaissance de solfège. Mais avec un peu d'oreille, un peu de patience, un peu ou beaucoup de ce qui pour eux n'est pas un travail, "on" y arrive. Pas pour passer à l'Olympia, ni pour donner des concerts dans de grandes salles réputées, en principe. Car, ne nous voilons pas la face. Même chez les "pros", grandes vedettes et même stars incluses, tous ceux qui se produisent devant un public n'ont pas forcément ces connaissances élémentaires, que leur talent et leur virtuosité ont suffi à contourner. Entre les deux, pros vrais de vrais et profanes absolus, il reste une frange colossale de nos semblables qui peuvent sans problème entrer dans la catégorie des amateurs, qu'ils gratouillent quelques accords sur le manche d'une guitare sèche, ou jouent presque tous les samedis soir dans les bals du coin, sans oublier le 14 juillet. La musique est un loisir.

 

En toute logique, ce simple fait pourrait donner à toute une famille de distributeurs et à pas mal de rayons spécialisés l'occasion de faire un bon chiffre d'affaires. Dans ce passe-temps qui peut flirter avec la passion, petit pépin. Une fabuleuse technologie s'est invitée. Faire des boucles, enregistrer, dupliquer, transposer... jongler entre instruments et ordinateurs, l'explosion est colossale. Mais pour beaucoup, celle-ci rend les choses plus compliquées. Engluée dans un langage hermétique, desservie par des packagings et des ILV que l'on croirait faits pour décourager, cette musique fait à la fois envie et peur. Alors, bon chiffre d'affaires certes, mais à condition cependant de construire des offres de produits qui ne sont plus des énigmes aux conséquences rédhibitoires pour de nombreux chalands. A-t-on conscience du nombre d'opportunités manquées simplement parce que des candidats volontiers acheteurs s'abstiennent face à des équipements dont ils ne saisissent pas le début du commencement de l'utilisation…?*

 

Tout ce qui ressort de l'univers des instruments et de leurs accessoires électroniques (ou numériques) entre dans ce domaine. Ce que certains anglo-saxons ont classé dans la catégorie dite "home music" connaît des succès variables selon les pays, en étroite corrélation avec la manière dont ils sont traités face aux clients. En France, c'est un volet très faible, proche de l'infinitésimal. Dommage, mais cette réalité en recoupe probablement une autre. La musique occupe une place très modeste dans le parcours éducatif des jeunes. Au Japon (à titre d'exemple) il en va tout autrement. Faut-il s'étonner de voir un industriel japonais occuper la première place mondiale sur le marché des instruments de musique…? C'est un sujet à suivre…

 

* La vente d'instruments et d'accessoires numériques impose une force de vente apte à se mettre à la fois à la portée de l'amateur le plus profane (y compris en terme de stratégie d'accueil) et assez compétente pour répondre à des chalands déjà mieux informés et pratiquants.

 

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Tag(s) : #- ACTUS, #- LA MUSIQUE

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