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Mais qui connaît réellement les atouts et charmes ravageurs de cet "utilitaire" né il y a plus d'un demi-siècle...? Explications…

(RE) Découverte - KELEREPUS, novembre 2018 – Un charme incomparable…? Des spécificités qui font toute la différence…? Certes, mais quoi au juste…?  C'est ce que ne disent pas toujours les accros du petit véhicule extrapolé de l'historique Coccinelle (photo*), sans doute tout simplement parce qu'ils pensent que tout le monde les connaît. Ce qui n'est évidemment pas le cas. Si ce sympathique engin se fait séducteur par le ramage de son quatre cylindres refroidi par air, s'il attire les louanges par une esthétique qui le classe loin des camionnettes classiques,

si au-delà de tout autre repère, il inspire une tendresse héritée de l'époque où il évoquait à la fois la Californie (le rêve américain made in Wolfsburg) et les flower peoples (on était jeunes), tout cela est vrai, mais reste du domaine d'un certain univers rempli d'une poésie très imprégnée de lieux communs. Car, en effet, il y a autre chose…

 

C'est en s'installant à bord et en démarrant que tout devient lumineux. A la différence de bien des petits utilitaires largement collectionnables de la même époque (H Citroën, Estafette Renault, Ford Transit, etc.) le Combi est… comment dire… civilisé. Grâce à sa conception, et en particulier son compartiment moteur situé à l'arrière, il permet d'échapper au tintamarre dans lequel les autres vous plongent, avec leurs moulins avants à peine dissimulés sous des caches bien peu insonorisants. En Combi, on voyage dans une ambiance sonore proche de celle d'une automobile, on se parle comme à la maison, on peut écouter de la musique sans forcer sur l'amplification. C'est déjà ça.

 

Second privilège découlant de cette même disposition, tourner le volant n'est pas un exercice de musculation. A condition toutefois que les pneumatiques ne soient pas sous-gonflés, et que la surcharge pondérale des occupants des places avant reste dans le raisonnable. Dispensé de supporter le moteur, ce train avant reste très docile, comparé à ceux des autres véhicules évoqués plus haut. Avec des portes latérales battantes, pour les modèles les plus anciens (Type 1) ou la large ouverture coulissante des modèles de Type 2, non seulement le chargement est aisé, mais une vie mi-intérieure mi-extérieure est possible. A l'intérieur, n'hésitons pas à souligner un côté rarement mis en avant. Le moteur étant refroidi par air (évitant les soucis de radiateurs, de durites, de colliers, de joints de culasse, d'antigel...), il apporte une douce chaleur bien plus vite qu'un classique chauffage où il faut attendre que le moulin ait déjà tourné assez longtemps pour réchauffer l'eau du circuit de refroidissement, et par ricochet, les pieds gelés des passagers par de frais matin d'hiver.

 

Simple comme Combi... D'une conception héritée on ne peut plus directement de la Coccinelle, et ayant vécu dans pratiquement tous les pays de la planète, ce véhicule extrêmement simple est une sorte de condensé d'universalité. Si par malheur un incident mécanique venait à compromettre une petite balade ou un grand raid, des faubourgs de Montélimar à la banlieue de Macao, il est quasiment impossible de ne pas trouver non seulement un quidam capable de réparer, mais aussi les pièces nécessaires. Qui plus est, sur ce plan, le groupe Volkswagen, qui fait partie de ceux qui ont compris que le charme des anciens modèles sert l'image des productions modernes, dispose d'une stratégie pour les amateurs souhaitant faire vivre leurs minibus ou petit utilitaire. Outres les pièces de rechange largement disponibles, VW peut aller jusqu'à des restaurations absolument complètes (dans ce cas, avec un coût justifié). 

Pour de nombreuses versions sorties dès le milieu des années 70, ce véhicule étant beaucoup vendu outre-Atlantique, le choix a été fait de concevoir des mécaniques aptes à ne pas subir de dommages liés aux carburants sans plomb adoptés dès cette époque aux US. Si, par simple précaution, il convient individuellement de vérifier ce point sur tout modèle, il n'en reste pas moins que ce détail évite les transformations comme les ajouts d'additifs. 

 

Valeur sûre, pour longtemps. Il n'est jamais prudent, avec un véhicule de collection, de tabler sur une montée en cote inéluctable. Certains modèles d'anciennes ont des valeurs qui grimpent par périodes, avant de se stabiliser, voire parfois de s'émousser. Pour le Combi, la croissance est cependant non négligeable, d'abord parce que c'est un véhicule intéressant et agréable à exploiter, mais aussi parce que depuis quelques années, des professionnels en exploitent en tant que petits camping-cars de location (le plus souvent des versions Westfalia). Il y a donc une demande à caractère commercial, ce qui est un cas unique dans ce domaine, et aide à consolider une valeur qui, dès lors, à bien peu de risques de retomber sévèrement à court et même moyen terme**.

 

* Un superbe exemplaire ce ce vénérable Combi (ou Kombi) remarqué lors d'un événement automobile dans l'Ouest de la France. 

** Il convient malgré tout de rappeler que collectionner des automobiles est avant tout un loisir, et que les loisirs "qui rapportent" sont bien plus rares que ceux qui entraînent quelques dépenses.  

 

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Tag(s) : #- AUTOS D'HIER, #- (RE) Découverte

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