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La grève, le statut, la dette, tout se mélange dans un vacarme tel que les uns semblent ne plus entendre les autres. Un assourdissement qui conduit sans doute à quelques oublis fondamentaux, mâtinés d'inexactitudes grossières. Rapport avec certains loisirs...? Explications...

- KELEREPUS, avril 2018 – Loin de ce blog l'idée de se mêler à l'actuel passage de turbulences d'ailleurs largement influencé par des courants politiques et des enjeux syndicaux. Il reste que du conflit auquel chacun peut assister, un élément fondamental a totalement échappé aux protagonistes. Il s'agit de la place des chemins de fer dans l'ensemble de la panoplie des transports, en commun ou individuels. Quelles complémentarités devraient être considérées, entre le rail, la route, l'avion…? D'autant plus que dans ces modes de déplacements, certains ont évolué d'une manière importante, ce qui influe sur le coût, le confort, la commodité. Se déplace-t-on aujourd'hui comme il y a 10, 15 ou 20 ans…? Et davantage…? Il n'est pas si étrange de retrouver bien des "atomes crochus" entre les soucis du quotidien et ce que de nombreux amateurs de loisirs liés à l'auto, au rail ou à l'avion chérissent, faisant ressortir involontairement la notion de choses et concepts du passé, puisque désormais aptes à figurer au cœur de ce qui peut se collectionner. De plus, les loisirs évoqués ici ne sont pas inutiles dans le maintien d'une image et d'un charme de ces modes de transports. Changements...? C'est peu dire...

Pour la route, par exemple, à l'automobile et son conducteur unique, est venu s'ajouter le covoiturage. Ce qui était vrai pour une famille ou l'équipe d'une entreprise en déplacement professionnel le devient pour des gens qui ne se connaissant pas mais se rencontrent grâce aux technologies numériques. Plus ou moins en concurrence proche pour le conducteur seul, l'automobile devient très concurrentielle à deux, trois ou quatre.

 

Longtemps ignorés en France, les transports par autocars ont dans de nombreux pays fait la preuve de leur pertinence, notamment pour irriguer des zones rurales et des villes d'importance moyenne. Ils sont désormais en passe de jouer leur rôle. Et force est de constater que certains trajets dans des véhicules confortables, climatisés, valent largement mieux que ce que certains convois régionaux imposent à leurs clients.

 

L'avion apporte aussi une solution intéressante pour des trajets qui, par voie terrestre, même en train à grande vitesse, dépassent 2 h 30 à 3 heures. Ainsi, un individu faisant un aller-retour (pour un rendez-vous professionnel par exemple) avec 3 heures de trajet simple (6 pour aller et revenir) n'aura pas la journée de travail à destination que l'avion lui procure (exemples entre la capitale et Marseille, Montpellier, Nîmes…) en lui évitant une nuit d'hôtel et la lourdeur qui découle d'un déplacement prolongé.

Le coût de l'avion est d'ailleurs considéré d'une manière erronée. Non seulement les compagnies dites à bas coût (mais dont le tarif leur permet de faire des profits et s'avère donc suffisant) ont profondément bouleversé le marché, mais pour la collectivité (les contribuables), l'écart est lui aussi colossal. Car l'établissement d'une ligne ferrée exige une acquisition foncière considérable, des investissements d'infrastructures (voie, signalisation, ouvrages d'art…) qu'il faudra ensuite entretenir durant des décennies, même si le public boude la liaison. Les soucis de la SNCF se situent d'ailleurs largement dans cette réalité. Les lignes à grandes vitesse ont "pompé" une grande proportion d'usagers (même si ceux-ci ne suffisent pas à rentabiliser ces lignes nouvelles*). L'établissement public se retrouve ainsi avec deux réseaux à entretenir "l'ancien" et le nouveau.

 

Autant d'évolutions qui ne sont pas venues par surprise. Dès les années 70, la progression du parc des automobiles laissait supposer que les ménages qui s'en dotaient allaient... s'en servir. Des pays qui se sont développés plus rapidement que l'Europe occidentale (les USA notamment) ont aussi mis en évidence la prépondérance de l'avion sur les distances moyennes et longues. Les spécialistes de la prospective ont droit à un zéro pointé pour le travail qu'ils ont fait, très mal fait, il y a entre 40 et 50 ans.   

 

* Selon les chiffres officiels, que l'on répète en boucle sur bien des médias, seules deux lignes à grande vitesse évitent le déficit chronique en France.

 

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Tag(s) : #- ECO-CONJONCTURE, #- ACTUS, #- Train, trains...

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