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Grosses défections d'exposants au salon 2017 de l'automobile de Francfort.

 

Voici un nouveau signe bien tangible de la profonde mutation qui affecte d'une manière plus ou moins marquée le domaine des salons au niveau mondial, toutes catégories d'activités confondues. Suivant la tendance qui avait été amorcée lors du dernier Mondial de l'Automobile à Paris, où l'absence de grands constructeurs tels que Ford avait été remarquée, c'est au tour du salon de Francfort (IAA) de subir une désertion aux proportions assez impressionnantes. Fiat, Peugeot, DS, Nissan, Tesla et Volvo seraient au nombre des marques ayant renoncé à leur participation à la prochaine tenue de l'événement, dont la 67ème édition ouvre ses portes le 14 septembre, ce pour une durée de dix jours.

 

Caprices de stars et motivations sérieuses. Un peu comme à Paris, les constructeurs boudeurs font remarquer que les organisateurs réservent (ou maintiennent) les meilleurs emplacements pour leurs marques nationales. Ce qui n'est pas faux et a pour conséquence de reléguer dans des endroits reculés des lieux d'exposition des marques qui ont pourtant le vent en poupe. D'où cette effervescence qui fait que, comme si cela était une sorte de jeu de capricieuses répliques, si Ford n'est pas à Paris, Peugeot ne va pas à Francfort. Toutefois, c'est en fait le coût jugé démesuré de la participation qui est au centre des vraies raisons de renoncements.

 

Il faut aussi observer les stratégies d'exposants liés à l'implantation des marques sur les différents marchés nationaux. Si les ténors que sont PSA ou Renault peuvent, grâce à leur puissant maillage de l'Hexagone par de nombreux concessionnaires et agents, mobiliser des forces de vente conséquentes et tabler sur des retombées correctes, il n'en va pas de même pour des constructeurs n'ayant des représentations régionales que plus limitées. Un mécanisme similaire est hautement probable outre-Rhin.

 

Les turbulences que traversent les industriels, tous plus ou moins touchés par les "affaires" (dont ce sacré diesel !) ont et auront pour leur part des conséquences financières lourdes. Lesquelles risquent d'ajouter des arguments aux responsables ayant en charge les équilibres économiques et qui plaident pour une participation la plus modérée possible aux événements dont les retombées s'avèrent incertaines.

 

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Tag(s) : #- ACTUS, #- Côté pro.

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